| Katerina Geislerova et Solenne Auvret ont
également exposé leurs marques.
Mathieu Bachelin a été diplômé
de LISAA en 1990.
- Quelles ont été les étapes de
votre cursus professionnel ?
J'ai commencé par des stages puis par différents
emplois dans des bureaux de style comme Carlin, Agathe Gonnet,
Sébastien Rodriguez. Puis je me suis orienté vers
la maroquinerie et je suis entré chez Castelbajac comme
styliste.
Je me suis occupé de la licence Japon pendant quatre ans
pour des accessoires et des produits de sport. Ensuite j'ai travaillé
pour des collections hommes sur des licences italiennes. Puis,
il y a un an, j'ai créé ma marque : "THE (p'tit
truc en plus... )"
- Parlez nous de "THE (p'tit truc en plus... )".
J'ai créé cette marque pour répondre aux
besoins d'amies qui travaillent, elles, sur une gamme de chaussures
: l'atelier SKG. Nos créations sont complémentaires
et mes sacs sont conçus pour être en adéquation
avec leurs chaussures. Ce sont des modèles uniques, simples
et très fonctionnels.
- Sur quel marché êtes vous positionné
?
J'ai voulu une gamme pas trop chère : des matériaux
simples et un temps de fabrication réduit qui me permet
de réduire les coûts. Il s'agit, à la base,
d'un mono-produit que j'ai décliné sur différentes
couleurs et différentes matières. Depuis cet hiver,
j'ai ajouté deux nouvelles lignes.
- Pourquoi avez vous choisi le domaine des accessoires ?
Les accessoires sont beaucoup plus faciles à commercialiser.
J'assure toute la chaîne de fabrication : de la conception
à la réalisation et à la commercialisation.
A l'avenir, je pense développer une gamme complète
de maroquinerie, toujours en adéquation avec les chaussures
SKG.
- Quels conseils veux tu donner aux étudiants de
LISAA ?
Je crois qu'il est important de prospecter les lieux de vente,
de tâter le marché, pour savoir ce qui marche. Distribuez
vos produits, organisez vous même vos circuits de vente,
prenez contact avec des boutiques. Commercialiser un produit est
difficile mais, quand on est bien positionné, on finit
toujours par y arriver.
Lire l'interview de Solenne Auvret
|