Retour

Vous êtes ici

17.11.22
Anim / Game
LISAA Paris Animation & Jeu Vidéo

Céline Ferrand est la nouvelle directrice de LISAA Animation & Jeu vidéo

Céline Ferrand a rejoint en juillet LISAA Animation et Jeu Vidéo à Paris au poste de directrice. Elle se donne pour mission de remettre LISAA au cœur du paysage de l’animation et du jeu vidéo. Elle aura à cœur de développer un projet pédagogique en cohérence avec le marché du travail d’aujourd’hui et de demain permettre aux jeunes diplômés de se faire une place au sein des grands studios.

Céline Ferrand LISAA Animation & jeu vidéo

Quel a été ton parcours jusqu’à maintenant ? 

J’ai fait des études de droit et après un master à ASSAS j’ai travaillé pendant quelques temps dans une grosse boite de communication qui s’appelle image 7. 

Et un an plus tard, par le biais d’une amie, j’ai rencontré Pierre Buffin, le PDG fondateur de BUF compagnie, le pionnier de l’image de synthèse en France dans les années 90. Il a monté une petite boite innovante, dans l’esprit d’une start-up d’aujourd’hui, avec des ingénieurs qui développaient des programmes informatiques et des artistes des arts déco et des beaux-arts très talentueux. Il avait besoin de quelqu’un pour s’occuper de la direction de production. J’ai été prise, à seulement 22 ans, comme directrice de production, en charge de l’interface entre les infographistes et les clients, des sociétés de productions et agences de pub. Au début c’était plutôt des petits logos et puis ça a très vite marché, il y a eu de plus en plus de demandes pour la publicité mais aussi les clips musicaux. On a travaillé avec les stars américaines comme les Rolling Stones et Madonna, puis pour le cinéma avec des réalisateurs comme Jean-Pierre Genet sur La cité des enfants perdus, un film qui a fait beaucoup de bruit en termes d’effets-spéciaux et d’animation 3D à l’époque. Au bout de 5 ou 6 ans, j’ai eu la charge du développement international de BUF compagnie, qui comptait déjà plus de 100 employés. 

Quelques années après, BUF a signé avec Luc Besson pour Arthur et les Minimoys et il fallait quelqu’un à la direction des ressources humaines pour créer les équipes donc j’ai pris ce poste. J’ai recruté près de 200 personnes en trois ans, des animateurs 3D, des superviseurs d’effets spéciaux et des ingénieurs parce que BUF ne fait pas appel à des logiciels du marché, tout est fait en interne, c’est un homemade software unique au monde.

Après ce gros projet, j’ai suivi mon mari diplomate en poste à l’Ambassade de France en Israël et au Kenya ; pendant 3 ans à Tel-Aviv et 3 ans à Nairobi. Là-bas, je me suis investie dans les lycée français à l’étranger, où j’étais présidente du comité de gestion. Dès cette époque j’étais impliquée dans l’enseignement et la gestion d’école.

A mon retour en France, et après avoir fait de nombreuses réceptions diplomatiques, j’ai monté une boîte d’évènementiel, j’ai travaillé avec l’Académie des Beaux-Arts. Puis j’ai été embauchée chez Fimalac pour gérer les relations extérieures du président puis je suis devenue directrice administrative et des achats au siège. Pendant le covid, j’ai suivi une formation de design d’espace et architecture d’intérieur. 

Juste après, Pierre Buffin m’a rappelé car les carnets de commandes étaient remplis jusqu’en 2024, il y a énormément de demande en VFX et un manque de main d’œuvre important. J’y suis retournée, je travaillais aussi avec le studio de Montréal sur le recrutement, les évolutions en interne… J’ai ensuite été démarchée et on m’a proposé le poste de directrice générale de LISAA Animation et Jeu Vidéo. 

Qu’est ce qui t’a motivée à accepter la direction de LISAA Animation & jeu vidéo ? 

Je trouvais que c’était un beau challenge. Je passais de l’autre côté de la barrière, après avoir longtemps travaillé du côté de la production et du recrutement des diplômés d’écoles d’animation. Et justement, je connais les besoins des studios et le fait de participer à la formation de ces jeunes pour aller sur le marché du travail d’aujourd’hui et de demain est très motivant. 

LISAA Animation & jeu vidéo a sa place dans le paysage de l’animation et du game et dans les carnets d’adresse des studios 

Puis cette aspect « multicasquettes » que j’ai professionnellement correspond à un poste de directeur d’établissement car je suis amenée à gérer mes équipes, la pédagogie, les différents campus, les liens avec le siège de Galileo. Il faut savoir être multifacette et ça me plait.

D’où te vient cet attrait pour le cinéma d’animation ? 

Depuis toute petite je suis totalement passionnée de cinéma, j’ai toujours été une grande cinéphile. Les effets-spéciaux n’existaient pas encore mais l’animation est rapidement devenue une passion aussi au fur et à mesure de ce que je découvrais. Mais j’ai toujours été attirée par les images, l’esthétique, les tournages etc.

Quels sont les défis/les challenges à relever pour cette école ? 

Il faut redonner à LISAA Animation et jeu vidéo une stabilité car il y a eu des changements ces dernières années. Je pense qu’il faut repartir sur une base très positive. Je suis là depuis 4 mois et je sens qu’on commence déjà à récolter des fruits d’une nouvelle énergie insufflée.  

LISAA Animation et jeu vidéo a sa place dans le paysage de l’animation et dans les carnets d’adresse des studios mais je veux lui donner une visibilité encore plus importante, notamment grâce à mon réseau. Je cherche d’ailleurs un profil très percutant au poste de chargé.e des relations entreprises. Ce sera cette personne qui fera le lien entre l’école et les studios et qui permettra aux élèves et jeunes diplômés de se faire leur place dans des grands studios. 

Il y a aussi le défi de la communication et du marketing car je pense qu’on a plein de contenus à valoriser et il faut trouver les bons leviers pour mettre cette stratégie en place.  

Quel est ta vision pour l’avenir de LISAA Anim ? 

J’aimerais que LISAA Animation soit une école partenaire avec les studios pour qu’on ait une passerelle entre formation et entrée sur le marché du travail. L’objectif c’est l’employabilité des jeunes. 

Je voudrais rouvrir la section VFX. C’est une formation très intéressante pour des personnes plutôt multitâches, pas forcément spécialisées en 2D ou 3D. Ça intéresse beaucoup les studios qui ont besoin de jeunes diplômés avec cette expertise en France comme à l’étranger.

Et enfin, je voudrais continuer à développer une belle ambiance de travail positive. J’ai la chance d’avoir une équipe formidable et passionnée que j’ai plaisir à faire grandir et évoluer. 

Partagez l’actualité sur
LISAA Paris Animation & Jeu Vidéo
7 rue Armand Moisant
75015
Paris
+33 (0)1 71 39 88 00
lisaa_animation_jeu_video_paris